rentabilité

Les entreprises collaboratives (entreprises libérées) sont-elles financièrement viables et rentables ?

Soyons le plus pragmatique possible et regardons sans filtre « calinours » si ce mode de management est durable!

Car il ne faut pas se mentir, une entreprise qui ne gagne pas d’argent est vouée à fermer ses portes tôt ou tard. Alors, qu’en est-il de ces entreprises qui ont pris le virage de baser leur management sur la confiance et la collaboration, plus que sur le contrôle !

Équipe Heureuse - Image Patrimoine-RH.jpg

Premier constat, tous ses entrepreneurs ou entrepreneuses (car oui, il y a un très grand nombre d’entreprises libérées dans le monde qui sont gérées par des femmes*…) voient leurs résultats s’améliorer dans les 12 à 24 mois.

Qu’est-ce qui pourrait expliquer ces résultats ?

1 employé heureux dans son travail est 33 % plus performant ! 

Institut de sondage Gallup nous donne la réponse depuis plusieurs années : « 1 employé heureux dans son travail est 33 % plus performant ! ». Si vous ajoutez à cela les 3 ingrédients qui développe le plus la motivation intrinsèque, selon les recherches de Edward Deci et Richard Ryan (psychologues), sont l’autonomie ou « autodétermination », la valorisation des compétences « sentiment d’être utile » et enfin l’appartenance sociale « faire partie intégrante d’un groupe », vous avez votre trio gagnant au dépassement de soi !

Si vous n’avez pas fait la moindre erreur, c’est que vous n’avez pas pris suffisamment de risques. » Changez!
— Bill Gore

Deuxièmement, l’entreprise libérée permet ouvertement les erreurs de ses collaborateurs. Oui, dans certaines organisations, elles sont même fortement conseillées, par exemple, chez Gore-Tex, le fondateur Bill Gore disait « Si vous n’avez pas fait la moindre erreur, c’est que vous n’avez pas pris suffisamment de risques. » Changez !

Des résultats concrets chez nos clients dans les 12 mois !

Chez Patrimoine-RH, nous indiquons toujours à nos clients qu’il est fort probable que les résultats soient un peu en baisse la première année suite au changement de méthodologie de travail non-conventionnel et aux pertes de certains repères. Mais dans les faits, il en est tout autrement. La plupart de nos clients (PMB, DPME, etc.) réalisent les meilleures années de leur existence après seulement 12 à 18 mois de transformation !

Raison de leur succès ?

Ils croient tous aux pleins potentiels de leurs collaborateurs (trices), instaurent une confiance forte et donc un niveau d’engagement plus important de tous. Ce qui donne pour aboutissement d’améliorer le sentiment d’appartenance, la possibilité de s’améliorer sans aucune pression hiérarchique et donc les résultats ne se font pas attendre.

Les résultats d’une entreprise ne sont qu’une conséquence du niveau d’engagement que chacun met au service du collectif pour mieux servir les vrais patrons d’une organisation, qui sont les clients !
— Philippe Zinser - Happy-Culteur

Par contre, n’oubliez jamais que si vous transformez votre entreprise dans le seul objectif de faire plus d’argent rapidement sans croire et vivre cette philosophie de management, vous prenez un gros risque ! Et certains en ont déjà fait l’amère expérience (Magasin Auchan en France), alors que le Groupe Auchan a certaines de ses filiales qui performent comme entreprises libérées (Decalthon, Kiabi, Leroy Merlin,…).

 Découvrez ces grands dirigeants qui un jour ont décidé de tout miser sur la confiance et l’engagement de leurs collaborateurs.

  • Robert McDermott, qui a libéré l’assureur USAA, entre en 1989 dans l'American National Business Hall of Fame (ANBHF) qui récompense quelques patrons américains par an pour leur leadership inspirant et leur éthique.

  • Ricardo Semler, qui a libéré son entreprise brésilienne Semco, est nommé en 1990 par le Wall Street Journal America Economia, Homme d’Affaires de l’année en Amérique Latine. Il a été également nommé à deux reprises, en 1990 et en 1992, Homme d’Affaires de l’année du Brésil.

  • Bill Gore, fondateur de W.L. Gore, première entreprise libérée de l’histoire, intègre, en 2003, à titre posthume, l'American National Business Hall of Fame.

  • Vineet Nayar qui a libéré HCL Technologies, géant indien des services informatiques, a reçu en 2011 le prix CEO Of The Year de l’Inde. En 2013, il obtient aussi le prix « Olivier Lecerf » de l’Académie des sciences morales et politiques.

  • Frank Van Massenhove (nl), qui a libéré le ministère de la Sécurité Sociale belge, est élu « Manager 2007 du secteur public » de la Belgique. Laurence Vanhée, qui a contribué à libérer ce ministère, a été élue DRH de l'année 2012 en Belgique.

  • Carlos Verkaeren, qui a libéré le groupe Poult, a reçu le « Prix du Management de l'innovation » en 2010, le « Prix des Espoirs du management » en 2013.

  • Eric Boël, PDG des Tissages de Charlieu, a reçu en novembre 2016 le prix « Philibert-Vrau » de la fondation des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens pour avoir libéré son entreprise et « enlevé la cloche sous laquelle étouffent les salariés ».

  • Le patron de Michelin, Jean-Dominique Senard, a remporté le « Prix du Leadership » en 2016 pour avoir « réussi à faire évoluer le management au sein de son Groupe grâce à son leadership transformationnel » grâce à la démarche de responsabilisation proche de l’entreprise libérée.

Surement la seule entreprise dans le monde où la grande majorité de ses employés sont tatoués au nom de leur organisation !
— Richard Tirekink

Sans oublier Harley Davidson, qui a fait sa révolution interne à partir de 1987… La célèbre fabrique des motos mythiques fait partie des entreprises libérées et elle en doit sa survie. La firme a connu une crise profonde dans les années 1980. Après une restructuration et une forte réduction des effectifs, le dirigeant Richard Tirekink a impulsé une réorganisation basée sur la confiance !

Philippe Zinser

Happy-Culteur RH

*aucune statistique n’est réellement disponible, mais un très grand nombre d’entreprises que nous accompagnons sont manager par des femmes (60 %). Auraient-elles une intuition plus forte que les hommes ?